floatingParticles, exposition à la Compagnie, Marseille

floating particles @ la compagnie, Marseille

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exposition collective a la Compagnie, Marseille

présentation de floatingParticles, programme informatique réalisé pour l’occasion avec processing. Le programme génère du bruit et des ersatz de poussières rappelant les bandes super8 ou 16mm du cinéma…

l’idée principale est là : (re)créer cette sensation de déjà-vue dont le cinéma est friand tout en proposant une temporalité particulière. une latence.

/* A la base, cette projection est une des constituantes d’un projet plus global intitulé “floating particles”. Pour résumer, floating particles c’est à la fois une prise en compte du presque rien, de l’espace d’exposition, de la supercherie (référence au cinéma) mais c’est aussi la tentative de fixer l’image dans un temps incertain, flottant, en suspend, infini. L’image est quasi invisible mais il y a un mouvement, comme une respiration, une amorce annonciatrice de…. de rien. Les images se génèrent toute les 1/24ème de seconde sans interruption.

En 2008, j’écrivais “comme la traversée d’une friche industrielle à la Stalker” c’est l’expérience d’une temporalité infinie et dépourvue de contenu apparent.

la supercherie; jeu typique du cinéma qui aime raconter des histoires et faire croire à ce qui n’est pas…

Les labos de développement de films cinéma on des technologies pour limiter les poussières sur les masters. Quant au cinéma numérique, il se développe à grand pas. En décembre il sera possible d’acheter une caméra 4K pour moins de 15000€.
Pourtant, le grain, et salissures font le succès des grindhouse et autre films de genre. Poussières, salissures et autre rayures, petites variations de lumières et flickers, bokeh qui réduit la profondeur de champ; distorsion d’objectif, jusqu’au film qui saute, grain et même le type d’émulsion, … toutes les imperfections de l’image filmée peuvent être simulées en postproduction. A croire que plus l’image numérique gagne en précision et plus les technologies numériques offre la possibilité de dégrader ce gain.”
De ce paradoxe, j’imagine une vidéoprojection de poussières crées a partir de rien. De l’usage de la technologie informatique pour donner vie à une dégradation, aberration typiquement analogique. Programmer des glitch, bugs, et du bruit numérique pour que, bien dosés, ils deviennent un ersatz de ce que le film. */

l’installation a été réalisée par Déborah Repetto Andipatin, les gens de la compagnie (François et Paul-Emmanuel) et quelques autres pendant que j’étais a Bamako… un grand merci a tout le monde.


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  1. guillaumeloiseau a publié ce billet